Le dispositif ULM de Progeo dans Kinésithérapie, la revue

Le dispositif ULM de Progeo, présenté dans Kinésithérapie, la revue, propose un nouveau mode de fonctionnement pour les fauteuils roulants manuels à destination des patients hémiplégiques, pour une meilleure mobilité.

Selon une étude de 2011, 25 % des personnes atteintes d’hémiplégie ont besoin d’un fauteuil roulant pour se déplacer. Or, jusqu’à récemment, les seuls modèles de fauteuils roulants manuels proposés étaient, d’une part, des fauteuils surbaissés à traction podale, d’autre part, des fauteuils équipés de commandes spécifiques unilatérales, à savoir une double main courante (DMC) et un levier pendulaire.

Chacune de ces solutions a ses défauts. Dans le cas d’un fauteuil surbaissé à traction podale, la mobilité se trouve rapidement réduite si un coussin d’aide à la prévention d’escarre est mis en place, et l’assise basse diminue les possibilités de passage en position debout. La deuxième solution présente quant à elle un défaut de mobilité en intérieur, car l’absence de dissociation du contrôle de la direction et de la propulsion entraîne une aire de giration trop importante.

Depuis novembre 2014, un nouveau dispositif pour fauteuil roulant manuel à destination des patients hémiplégiques est apparu sur le marché, l’Ultra Légère Modification (ULM) de Progeo. Pour conserver une aire de giration minimale, l’ULM propose une direction dissociée de la propulsion : alors que cette dernière se contrôle toujours au niveau de la main courante, la direction est déterminée par l’intermédiaire de la palette repose-pied, solidaire de la roue avant. Par exemple, une personne hémiplégique du côté droit, en combinant une abduction de hanche et une flexion du genou, orientera sa trajectoire vers la droite. Par contre, une extension du genou permettra d’aller dans l’autre direction.

Ainsi, l’utilisation de l’ULM de Progeo est intuitive, et ce fauteuil offre la possibilité d’accueillir un coussin d’aide à la prévention d’escarre sans perte de mobilité. Il existe plusieurs options de personnalisation, pour modifier le point neutre ou l’amplitude de mouvement. Enfin, le système est réversible, et une tierce personne peut facilement pousser le fauteuil roulant : il suffit de remettre le repose-pied dans sa position initiale.

Vous pouvez consulter l’article original de Kinésithérapie, la revue en cliquant ici !

 

2017-02-02T22:16:47+00:00 21 août 2015|Accueil, Mobilité|0 Commentaires

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